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Réforme salariale : les négociations échouent, l'index reste la ligne rouge

En bref

  • Le Groupe des dix (syndicats et patronat) a échoué à trouver un consensus sur la réforme salariale dans la nuit du 01/10/2026 au 02/10/2026
  • Le gouvernement fédéral a demandé l'avis des partenaires sociaux sur la loi fixant les normes salariales et sur l'indexation automatique
  • Les discussions, entamées cet été, reprendront après les négociations sur le budget fédéral
  • Le patronat réclame plus de flexibilité salariale, ce qui inquiète du côté syndical pour la protection du pouvoir d'achat

Syndicats et patronat n'ont pas trouvé d'accord sur la réforme salariale lors de discussions nocturnes au sein du Groupe des dix. Les pourparlers reprendront après le budget fédéral, mais la question de l'indexation automatique des salaires reste au cœur du bras de fer.

Les discussions entre syndicats et patronat sur la réforme salariale n'ont pas abouti. Réunis au sein du Groupe des dix, les partenaires sociaux ont passé la nuit du 01/10/2026 au 02/10/2026 à négocier sans parvenir à un accord, selon des informations de Belga relayées par RTL. Les pourparlers reprendront seulement après les discussions sur le budget fédéral.

Ce qui est sur la table

Le gouvernement fédéral a sollicité l'avis des partenaires sociaux sur deux points sensibles : la loi fixant les normes salariales et l'indexation automatique des salaires. Patrons et syndicats discutent de ce dossier depuis le début de l'été. L'objectif est de proposer une plus grande flexibilité du système tout en conservant la compétitivité des entreprises et en protégeant le pouvoir d'achat des travailleurs et travailleuses.

Derrière ces formulations prudentes se cache un enjeu concret pour tous les travailleurs et travailleuses de nos secteurs, de la construction au nettoyage en passant par la chimie et le verre. L'indexation automatique des salaires est le mécanisme qui permet aux rémunérations de suivre l'évolution du coût de la vie. C'est une protection essentielle, surtout en période de hausse des prix de l'énergie et de l'alimentation.

La flexibilité, un mot qui cache des reculs possibles

Quand le patronat parle de « flexibilité » du système salarial, il faut être attentif à ce que cela signifie réellement. Pour nous, cette demande de flexibilité vise avant tout à desserrer le carcan de la norme salariale et de l'index, au nom de la compétitivité des entreprises. Or, chaque assouplissement de l'indexation automatique se traduit, à terme, par une perte de pouvoir d'achat pour les travailleurs et travailleuses, pendant que les marges des entreprises sont préservées.

L'échec de cette nuit de négociations montre que le rapport de force reste tendu. C'est aussi le signe que les travailleurs et travailleuses ne sont pas prêts à céder sur un acquis aussi fondamental que l'indexation automatique des salaires, qui reste l'une des rares protections collectives efficaces contre l'inflation en Belgique.

Ce qu'il faut retenir

  • Aucun accord n'a été trouvé entre syndicats et patronat sur la réforme salariale, le dossier revient après le budget fédéral

  • L'indexation automatique des salaires et la loi sur les normes salariales sont directement concernées par ces discussions

  • Pour nous, le maintien intégral de l'index doit rester une ligne rouge dans ces négociations

  • La vigilance reste de mise : nous suivrons de près la reprise des discussions et leurs conséquences pour les travailleurs et travailleuses de nos secteurs

Nous invitons les affilié·e·s et tous les travailleurs et travailleuses concernés à se tenir informés de l'évolution de ce dossier auprès de leur délégué ou de la centrale.

Sources

  1. 1RTL (nouvel onglet)https://www.rtl.be/actu/belgique/societe/syndicats-et-patronat-echouent-trouver-un-accord-sur-la-reforme-salariale-la/2026-10-02/article/801989
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